| Wadi
Rum
Ne
disposant que de peut de temps, je m'étais résigné
à aller au Wadi Rum avec un minibus avec d'autres touristes
mais avec bonheur, Anne me propose de m'y enmener avec son 4x4,
cela ne leur déplait pas d'y retourner pour profiter de
la pleine lune...
C’est trop génial de partir avec eux dans le 4x4
avec tout le matos (bouffe récupérée au resto
de Anne, tabac pour la chicha (trés important...) couvertures,
matelas, natte, bois, oud, guitare, derbouka...), Le pick-up est
vraiment pratique ! Quelle chance de les avoir rencontré
! Après 1h30 de trajet, nous arrivons au Wadi Rum, le seul
désert de sable de la Jordanie et l’un des plus beaux
du monde avec ses pitons rocheux aux formes variées qui
s’élancent vers le ciel...
Là, le tout-terrain devient indispensable. Florian et moi
montons dans la benne sur le matos et, bien accrochés,
c’est génial de découvrir ce paysage superbe
à la lueur du soleil couchant. Le sable, déjà
rouge par nature, apparaît encore plus flamboyant !
Nous admirons le coucher du soleil au «sunset point»
avec quelques autres touristes et même là, Ahmed
joue du oud... Magique ! 3 militaires qui sont là apprécient
énormément la musique. Un peu plus loin, quelque
part dans le désert, se trouve le Prince Fayçal
dont nous avons vu l’hélico décoller à
Wadi Musa...
Nous
roulons ensuite un long moment, tournant un peu en rond. Anne
ne trouve pas le chemin et c’est vrai que ce n’est
pas évident, car toutes les montagnes se ressemblent, surtout
de nuit ! Cependant, la balade à l’arrière
du pick-up est géniale... Nous finissons enfin par nous
arrêter.
J’avais imaginé dormir au milieu des dunes, mais
pour le feu, il est préférable d’être
un peu abrité par le relief. Et puis, ils ne veulent pas
demain matin être réveillés par le soleil
! Nous établissons donc le camp dans un renfoncement. Le
temps que le poulet grille sur le feu, nous gravissons avec Florian
la dune magnifique et les rochers. La lune se lève et on
y voit très clair... Toutes ces montagnes qui se découpent
sur le ciel étoilé, c’est superbe !
Même de nuit, on devine le rouge du sable...
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| Dessin
de Anne... je regrette de ne pas avoir croqué sur place ce
paysage magnifique... |
Après
manger, la traditionnelle chicha et j’avoue que je préfère
la saveur à la pomme plutôt que celle à l’ananas
d’hier. Ces moments à boire le thé, fumer
quelques tafs en écoutant Ahmed chanter et jouer. Ahhh,
que du bonheur... Il me remontre le morceau de
musique et j’espère que je ne vais pas l’oublier.
Puis nous entamons tous les 4 une balade nocturne sur les rochers
un peu plus loin. La facilité avec laquelle Ahmed joue
du oud tout en marchant m’exaspère un peu. Il est
torse nu et c’est vrai qu’il fait plus chaud que je
m’y attendais (le mythe de la nuit «glaciale»
dans le désert...). Nous restons un long moment sur un
rocher à admirer le «clair» paysage. Je regarde
la lune aux jumelles. Elle éblouit un peu, mais on distingue
bien les cratères. C’est étonnant...
Même si ici, on est déjà sur une autre planète
! Pour cette raison, pas mal de films de SF ont été
tournés dans le Wadi Rum, comme «Mission to Mars»
par exemple, et ça ne m’étonne pas du tout
!
Retour au camp, il est 4h30... La nuit blanche s’annonce,
mais trop crevé, je m’endors comme les autres. Réveil
1h plus tard pour le lever du soleil, mais c’est un peu
tôt, donc je me rendors. Nouveau réveil cette fois-ci
à 8h30. Les autres dorment encore, mais moi ça m’embête
de «perdre» mon temps dans un endroit pareil. Je vais
donc me balader, mais le soleil cogne déjà fort
!
Plus de bois pour faire du feu, donc pour le petit déj
: poulet froid, pain, fromage et coca ! Florian se réveille,
puis les autres. On fait croire à Anne qu’il est
1h plus tard, car je ne veux pas rater mon bateau cet aprem !
On finit par partir. En fait, on n’était pas loin
du village de Rum. On a donc beaucoup tourné en rond hier
soir ! Nous nous arrêtons au Djebel Khazali, joli canyon
de pierre rouge. Nous commençons à nous y enfoncer,
mais nous sommes vite bloqués, car il faudrait du matos
d’escalade pour continuer... Quelques gravures rupestres
pas évidentes à distinguer.
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Pendant
ce temps, Anne et Ahmed discutent avec les gardes, car il faut
payer pour entrer dans le Wadi Rum ! Là encore, le oud
fait des heureux, car les gardes ne voient pas grand monde dans
la journée. Ces 10mn de chant et de oud valent bien quelques
minutes de désert en moins pour moi. Il faut savoir partager
! C’est très sympa de voir ces gardes accroupis sur
le sol avec leurs keffiehs rouge et blanc écoutant la musique
avec une joie non dissimulée.
Puis nous remontons dans le 4x4. En chemin, un chameau m’invite
à le photographier. Je bataille un moment pour avoir l’angle
de vue idéal avec les montagnes derrière ! Nous
n’avons plus le temps d’aller admirer les arches naturelles
et c’est bien dommage... Mais bon : je n’aurais pas
échangé les moments passés avec eux ici contre
une journée pleine à tout voir avec d’autres
touristes. J’ai au moins vécu le Wadi Rum à
ma façon !
Il nous faut maintenant regonfler les pneus (sous-gonflés
pour le sable...). En général, les mecs d’ici
font ça «au nez» et celui-ci utilise un pistolet
à peinture !
Nous quittons donc, définitivement pour moi, le Wadi Rum...
C’est un endroit
magnifique et j’aurais aimé y rester plus longtemps.
J’imagine très bien les randos à cheval qu'ils
se font ... 5 jours entre Petra et le Wadi Rum. Enfin, merci à
eux d’y être retournés spécialement
pour moi !
Nous revoilà sur l’autoroute du désert. Impressionnant
tous ces camions qui font quasiment du surplace dans les descentes
ou les montées, pratiquement tous des camions-citernes
remplis du précieux «or noir»...
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