| Pétra
4ème jour
Réveil
1 heure plus tard aujourd’hui. Je déjeune en compagnie
d’un jeune japonais très sympa qui est épaté
par mes crobars.
Puis
je descends pour la 1ière fois à pieds jusqu’à
Petra. Ce n’est pas loin du tout, en fait, mais il vaut
mieux le faire le matin que le soir après une journée
de marche ! Aujourd’hui (4ème jour), je profite de
mon entrée gratuite sur le site. Je décide de faire
la rando Al Madras seul, même si le GDR et les gars du Visitors
Center conseillent un guide... Je prends donc le sentier juste
après le Temple aux Obélisques. Au bout de quelques
mètres, son tracé est moins évident et je
grimpe sur un rocher pour tenter d’apercevoir la suite.
Avec les jumelles, j’essaie de repérer le Haut Lieu
du Sacrifice, mais je n’en suis pas sûr. On verra
bien... C’est une superbe rando dans les rochers blancs
arrondis (entre Pamukale et la Cappadoce en Turquie) ...
Je
ne croise absolument personne, à part un gamin qui dort
sous un arbre et son âne pas loin. Je parviens finalement
à retrouver le sentier avec beaucoup de bol ! Le paysage
est grandiose et au bout de 2h30 de marche, j’atteins le
Haut Lieu. Génial ! Comme quoi, même sans guide...
J’ai envie de manger au sommet, mais il n’y a pas
un pet d’ombre ! C’est à ce moment que je découvre
une "bulle de roche" avec une étroite ouverture.
Il y a tout juste la place pour moi et je m’y installe pour
manger et écrire. Un trou dans la paroi descend vers le
bas... La roche est multicolore et je surplombe les tombes royales.
Pour un peu, je pourrais y faire la sieste. Un endroit vraiment
incroyable ! Puis en redescendant, je redécouvre le Mausolée
du Soldat romain à une heure différente ; c’est
intéressant !
Arrivé à la Fontaine aux Lions, deux jeunes Bédouines
assises à l’ombre m’invitent à boire
le thé. L’une d’elle me reconnaît (j’ai
bu le thé hier avec sa grand-mère près du
Tombeau Palace...). Rosa parle bien l’anglais, donc nous
discutons un long moment. Et puis, je ne les empêche pas
de bosser, car les toursites sont plutôt rares... Pourtant,
ce devrait être le début de la haute saison, mais
avec les événements en Palestine, les touristes
annulent leurs voyages ici. C’est une aubaine pour moi,
mais une catastrophe pour eux !
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Enfin, je leur montre mes carnets et, du coup, elles me demandent
à leur tour de leur tirer le portrait.
Décidément, je ne suis pas doué pour croquer
les homme et les femmes... Les bâtiments, c’est plus
simple ! Enfin, c’est l’occasion de passer un bon moment
et d’admirer le joli visage d’Atidal, superbe dans son
costume bédouin. Rosa est mignonne aussi, mais surtout très
coquine. J’espère que la photo sera mieux réussie
que les portraits ! Un ami nous rejoint ensuite et m’écrit
en leurs noms des phrases en arabe, mais j’ai l’impression
que ça n’a rien à voir avec nous. Enfin, très
sympa ce moment avec ces 2 Bédouines... Les filles ont été
tres intriguées par l'Aspivenin et ont nous avons joué
longtemps avec,. cette fois je préfere le garder plutot que
d'en faire cadeau, sait-on jamais...
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Plus
bas, donc, perché sur une butte, à 360° autour
de moi, des tombes partout... C’est vraiment impressionnant
! Avant de quitter cet endroit pour la dernière fois, je
le regarde en détail pour en prendre plein la vue..
Le
Siq paraît chaque jour de plus en plus en pente et de plus
en plus long ! |
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Une plaque d'immatriculation croquée en attendant le plat
dans un resto de Wadi Musa... |
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Avant
de rentrer à l’hôtel, j’achête un
autre flacon décoré avec le sable et la poudre de
roche colorée de Petra, pour Mu. Ce sont de vrais artistes
et c’est impressionnant de les voir faire !
Florian n’est pas au boulot, donc je remonte vers le Valentine
en pensant à la douche qui m’attend... Après
4 jours de déambulation dans le site, mon T-shirt et mon
pantalon ne ressemblent plus à grand-chose ! |
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la rue à colonnade |
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Tout
juste arrivé à l’hôtel, Valentine me passe
le téléphone. C’est Anne. Il faut que je les
rejoigne immédiatement
en bas, à l’Edom Hotel. J’ai tout juste le temps
de prendre mon sac, de payer Valentine et c’est parti. Tant
pis pour la douche !
L’occasion unique pour moi de visiter le site by night, ce
qui est formellement interdit, bien sûr ! Nous devons donc
contourner par les montagnes à la seule lueur de la pleine
lune qui se lève. Marcher ainsi dans ces rochers «pamukalesques»
avec le oud, la guitare, la derbouka et le sac de bouffe, ça
a quelque chose d’exceptionnel !
Se repérer n’est pas évident, mais on finit
par arriver près de l’entrée du siq.Le Bédouin
qui tient le stand de souvenirs est plutôt content d’avoir
de la visite et le oud d’Ahmed est très apprécié...
On boit donc le thé un moment avec lui. Ahmed joue sans arrêt
et je commence à connaître les chansons.
Rejoints par un copain loueur de chevaux, nous voilà à
présent dans le canyon. Excellent cette rando nocturne !
Quelle chance de les avoir rencontrés et quel bol que ce
soit la pleine lune !! Découvrir, ou pluôt, redécouvrir
le Khazneh dans l’obscurité a quelque chose de magique...
C’est presque un peu dommage qu’un Bédouin soit
là avec l’éclairage de sa «boutique»...
Mais c’est aussi l’occasion d’un autre thé
! Ahmed m’apprend un air au oud. C’est un endroit rêvé
pour une leçon ! «Oualah mechafou, oualah mechafou...»
On parvient finalement à faire
éteindre la lumière de l’échoppe et
le Khazneh se révèle alors, juste à la clarté
de la pleine lune qui illumine à son tour, comme le soleil,
la façade ciselée. Magique ! Quelle chance...
Je pars ensuite explorer l'interieur du "Trésor"
tout seul, avec la frontale...je n'ai pas trouvé le passage
vers la chambre secrete du Graal...(référence à
Indiana Jones).
Après avoir joué un long moment devant le monument,
nous poursuivons notre chemin et nous nous installons au Théâtre.
quelques bédouins, qui ont leur stand ici le jour, sont
réveillés par notre raffut. Je suis surpris de les
voir dormir là, à ciel ouvert, chacun leur tour...
Ils se joignent à nous pour chanter et danser ! Fiesta
d’enfer dans le Théâtre à réveiller
les morts qui dorment dans les tombes (?!!). C’est assez
difficile à croire et j’ai du mal à réaliser...Ahmed
est infatigable et les chansons se succèdent. Nous partageons
avec eux nos provisions. Les Bédouins s’étonnent
de me voir jouer du oud et de la derbouka ! Le retour est un peu
long et j’ai les jambes en compote, mais si c’est
le «prix» à payer pour avoir vécu ces
quelques instants (enfin, il est quand même 2h00 du mat
!), pas de problème !
Je m’isole un peu pour profiter encore plus de la rando
nocturne dans le Siq, car cette fois, ce sera bien la dernière
!
Nous quittons les lieux par l’entrée principale et
Ahmed dit : «Mafish moushkela !» Il y a un gars au
contrôle, mais «Salam» par ci, «Salam»
par là, Ahmed bataille 2mn et c’est bon. Idem plus
loin avec 2 policiers, voyant le oud, ils demandent à Ahmed
de jouer un peu, et finalement, nous repartons. Décidément,
cet instrument est un bon laisser-passer, car même tout
à l’heure, les Bédouins n’auraient pas
été aussi «ravis» d’être
réveillés s’il n’y avait pas eu de oud
!
Dommage, pas de croquis ni même
de photos (mon autofocus est tombé en panne !) pour immortaliser
cette soirée exceptionnelle... mais je crois que je ne
suis pas pret de l'oublier de sitôt !
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