| Pétra
2ème jour
Me
revoià dans le Siq en compagnie de Diego, aux aurores pour
ne rien manquer de ce site magique....
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caravane
On
s'arrête pour observer plus en détail les sculptures
à même la roche dans le canyon, je me rends alors
compte qu'il s'agit d'un d'un homme devant un chameau, on apperçoit
nettement le corps des dromadaires même si l'érosion
a pas mal altéré l'ensemble... il s'agit donc
d'une caravane !
Cela
devait être magnifique car on peut aisément penser
qu'il y avait d'autres bas-reliefs comme ceux-ci de part et
d'autres du Siq....
Le
Khazneh, même la 2ème fois impressionne par sa
beauté, le découvrir au détour du Siq reste
un moment magique...
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| le
haut lieu du sacrifice
Puis
nous entamons l’ascension vers le Haut Lieu du sacrifice
avec de superbes façades colorées. Cet endroit mérite
vraiment la peine, d’autant que l’effort est atténué
par l’ombre. Mais une fois au sommet, l’ardeur du
soleil ne pardonne pas !
Nous profitons des explications d’un guide qui accompagne
un couple d’Américains. Il nous montre où
le sacrifice avait lieu, le sang étant jeté ensuite
sur une statue qui se trouvait sur un petit socle. Le paysage
tout autour est magnifique parsemé de tombes rupestres.
Plus loin, une étonnante formation géologique :
une espèce de grand champignon géant orné
d’un bas-relief , superbe, et un peu plus bas, la fontaine
encadrée par 2 Lions assez abîmés par le temps.
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Je
m'amuse à relever des inscriptions nabathéennes
gravées dans la roche.
Elles datent du 1er siècle avant J.C. |
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tombe du Soldat Romain
Je
m’installe pour faire un crobar alors que Diego continue
son chemin.
Face à cette tombe se trouve le Triclinium,. Le Triclinium
offre le plus bel intérieur du site (surtout composé
de façades) avec de magnifiques colonnes et chapiteaux
tout colorés de rouge et de rose.
Satisfait de mon croquis, je poursuis ma route en m’enfonçant
dans le canyon vers les autres tombes rupestres. C’est splendide
!
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Dans le lit de la rivière (bien à sec !), il y a beaucoup
de lauriers roses et j’avance en espérant trouver la
source... Je rencontre alors Foas sur son âne, jouant de la
flûte, celui-là même qui, hier, nous a fait une
petite démonstration de «free climbing» Il
va justement au point d’eau. On discute un peu. Il m’a
vu grimper hier et m’a reconnu...
Nous arrivons enfin à la «spring water». L’âne
rejoint ses pairs et nous descendons à la rencontre de Mohamed,
sa femme et leurs 3 petits enfants. Un vieux se baigne dans le bassin.
L’eau est couleur turquoise, la petite cascade chante... c’est
vraiment très agréable ! Foas s’assoit pour
manger et je fais de même. Il me propose de la nourriture.
Je le remercie, mais j’ai mon «panier repas».
J’offre du chocolat aux enfants. La petite est très
mignonne, mais aussi très timide. Je partage mon concombre
avec Foas et il m’offre le thé. Un moment bien précieux,
un de plus ! D’autres jeunes viennent se baigner. Moi je dois
y aller...
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Athalah
m’attend pour aller au village bédouin. Nous y montons
à pied sous le soleil brûlant, mortel... Tout le
monde nous salue et je regrette un peu de n’avoir pas assisté
au mariage d’hier soir. Ce village de maisons neuves, dont
la plupart sont encore en construction, sans enduit, n’a
rien de folichon. Certains chantiers servent même d’enclos
aux dromadaires ! Il faut dire que les Bédouins ont été
virés du site de Petra il y a une quinzaine d’années
et il fallait bien les reloger à proximité, car
beaucoup (tous ?) y travaillent.
Mohamed, rencontré à la source, s’occupe de
la restauration d’une tombe, Foas est guide et Athalah
vend des pellicules photo ! Le plus souvent dans le siq même,
à l’ombre et pas trop cher (3JD, comme en France...).
Mais en ce moment, il y a très peu de touristes, à
cause de la situation en Israël, selon Athalah.
Enfin, nous nous retrouvons chez lui. Il est célibataire
et vit avec son père et sa mère, ses frères
et soeurs étant mariés, dont 1 avec une Hongkongaise
(ils vivent là-bas...).
Il m’explique que beaucoup de Bédouins sont mariés
avec des étrangères, alors que l’inverse est
impossible, les filles du village n’étant pas trop
accessibles... Son oud est plutôt rustique, mais Athalah
arrive à en jouer et il chante très bien. Ce sont
des chansons pour la plupart en langue bédouine, très
différente de l’arabe.
Puis je lui joue «Lama baada» (mon «passeport»
musical...) qu’il apprécie aussi beaucoup. Il ne
connaît pas ce chant et veut que je lui apprenne (ce que
je fais), puis il me rechante d’autres chansons.
Sa mère nous offre le thé. «Beduin whiskey»,
me dit Athalah en souriant.
Je montre mes carnets et il veut que je lui fasse son portrait
en train de jouer du oud.
Avec
plaisir, je m'exécute,au son du oud et de la voix d'Athalah.
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Atalha et son oud
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<Musée
Le musée de Petra est bien sympa, je craque pour l'idole
nabathéenne et le chapiteau à le tête d'éléphant.
En
plus les gardiens sont sympas et me proposent une chaise, me voilà
donc confortablement installé dans la pièce du musée... |
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