Khuri, petit village à 40 km de Jaisalmer, offre ses maisons
en pisé décorées de motifs traditionnels et
les dunes du désert du Thar.
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Jeudi 26 Août
Nous descendons Gandhi chowk ; un peu moins d’animation
sous cette chaleur assommante. Nous finissons par trouver la «
local bus station » et les gens nous indiquent
en toute simplicité le bus pour Khuri. Mon premier
bus indien ! Assis à l’arrière, nous avons
tout le loisir de contempler l’éventail varié
des passagers...
Encore un mélange multicolore entre les sari, les voiles
des femmes et les turbans des hommes… Notre voisine de devant
nous dévisage et visiblement, elle ne parle pas un mot
d’anglais !
Le voyage est plutôt agréable, car il y a de l’air
et peu de circulation sur cette route. Nous sommes les seuls touristes
et les gens sont plutôt souriants. Peu à peu, nous
apercevons des dunes de sable à l’horizon…
le désert n’est pas loin !
(Pas
évident de dessiner dans le bus, un sacré challenge
même !) |
dans
le bus vers Khuri |
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hutte traditionnelle
- en photo : écriture du récit quotidienne - |
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Nous descendons donc à Khuri, refusons les avances
de la Khuri G.H. et préférons nous aventurer
dans le village. Partout, de petites huttes rondes avec leur toit
en paille, certaines décorées de motifs traditionnels.
Ici, ce ne sont plus les vaches qui sont en majorité, mais
les dromadaires...
La Mama G.H. nous séduit avec son apparence très
familiale. Nous pénétrons dans une cour et on nous
offre le thé, enfin le chaï, of course ! La patronne
« Mama » est une vieille dame assez énergique.
Elle essaie bien de nous vendre un «
camel trip », mais sans insister.
Ils nous montrent les habitations et nous sommes emballés
par un ensemble de six huttes ornées de motifs traditionnels
ocres et rouges. Juste une partie en « dur »
abrite une douche et les WC. Pas d’eau au robinet, il nous
faut puiser dans le puits de la cour. J’aime bien cette
ambiance qui me ramène au Mali…
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On
dort très bien dans ces huttes. Le vent s’engouffre
par la porte ouverte, pas besoin du ventilateur ! Rakesh, qui
bosse à al a Mama G.H., nous apporte le thé. Petite
douche rapide, puis je « croque » les huttes
en guise de
« premier » petit déjeuner !
Nous nous rendons ensuite chez Mama ; le cuistot nous a concocté
un super breakfast et en plus, on le voit faire les paratha
: farcis à l’oignon ou bien au miel, yaourt et
chaï. Délicieux ! Nous faisons ensuite un tour
dans le village, bien typique avec ses décorations, ses
maisons en pisé, ses toits de chaume et ses dromadaires
! Nous croisons de nombreuses femmes avec leurs cruches sur la
tête… on se croirait presque en Afrique ! |
Rakesh
nous conduit aux dunes. Il a 12 ans, ne va pas à l’école
et donc, ne parle pas anglais. Néanmoins, une complicité
s’installe entre nous, surtout entre lui et Joan. Les dunes
ne sont pas loin, mais malheureusement, nous ne sommes pas les seuls
! Bel ensemble de sable vierge jusqu’à ce qu’un
groupe d’Indiens ne vienne le piétiner…
Le soleil disparaît dans les brumes de chaleur sans nous gratifier
de belles teintes rouges ou orangers ; le nom de « sunset
point » nous paraît un peu usurpé…
ce désert de Khuri ne me laissera pas un souvenir
énorme comparé au désert nord-africain ! Toutefois,
il est bien agréable de se balader pieds nus dans le sable
vierge… Ouf, il en restait quand même un peu ! |
motifs
traditionnels
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encadrement
de porte |
Nous voilà maintenant à attendre le bus sur le bord
de la route en compagnie de Râjasthâni, tout en blanc
avec leurs turbans de couleur. Ici, les hommes osent vraiment
des teintes flashy (orange, rose, fushia). Ils sont tout sourire,
prêts à discuter un peu. Un dromadaire passe, tirant
une citerne d’eau comme on en voit beaucoup ici.
En attendant le bus, je croque un de ces encadrements de porte
peints de couleurs traditionnelles...
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Le
bus arrive à l’heure, s’annonçant par
un bon gros coup de Klaxon !
Nous trouvons des places assises et très vite, le bus se
remplit arrêt après arrêt, les hommes s’entassant
debout dans le couloir. Devant moi, plein de femmes de dos avec
toujours leurs sari très colorés et quelques gamins
qui se retournent pour nous regarder...
Puis nous revoilà à Jaisalmer. On aperçoit
la citadelle de loin, ses murs jaunes sur l’éperon
rocheux... |
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