| Entre
Assouan et Kom Ombo
En
solo , il me fallait trouver d'autres routards pour partager une
felouque. Impossible de remonter le Nil seul avec un guide : c'est
interdit par les autorités pour raison de sécurité,
et puis de toute façon, ce serait bien trop cher. Je finis
par trouver un groupe de 6 étudiants en médecine
de différentes nationalités, sympas, mais à
mon grand regret, ils ont déjà choisi leur felouque
! J'abandonne donc l'idée de partir avec Mohamed Hocen
et nous partons avec "Jamaica family". Ils ont été
attirés par le "style" de ces rastas du Nil.
Moi, franchement, je regrette l'authenticité du vieux nubien...
Nous remontons le Nil d'Assouan à Kom Ombo, allongés
dans la felouque sur matelas et coussins, à observer le
paysage et les gens qui s'activent tout le long du Nil : des scènes
si peu différentes depuis des siècles...
De plus à cette saison, le trafic touristique est plutôt
réduit, donc pas de gros bateaux-croisière qui nous
polluent le paysage !
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felouque
Nous
accostons plusieurs heures en raison d'un vent trop fort qui nous
empêche de naviguer. C'est l'occasion de gravir une énorme
dune pour admirer le paysage des
2 cotés du Nil. Après une bande végétale
plus ou moins large selon les coins, le désert s'étend
à perte de vue...
Et
l'occasion de croquer la felouque et de se servir de modèle
à mon tour...
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Luca
en pleine activité !>
Quelle
activité sur la felouque, tous allongés à
observer, discuter, échanger nos expériences différentes
! Ubana, jeune et charmante yougoslave, me raconte ses années
de guerre...
Le
grand moment du voyage restera la navigation nocturne (pour rattraper
l'arrêt "technique") pendant laquelle, à
l'avant du bateau en compagnie d'Ubana et d'Antonio, nous chantons
des chansons du Monde (Bella Ciao et autres...) !
Naviguer les pieds dans l'eau, sous des milliards d'étoiles...
Un moment vraiment magique ! |
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le croqueur croqué !
Stella,
jeune anglaise me croque... le portrait ! Elle est sur la deuxième
felouque de "Jamaïca Family" qui va, elle, jusqu'à
Edfou.
Cette
remontée du Nil en felouque est tellement agréable
que je pense rempiler le lendemain en changeant de felouque. Cela
ne devrait poser aucun problème...
Manque de bol, au réveil, la deuxième felouque est
déjà partie ! Ayant plus de trajet à faire,
ils ont dû entamer le voyage plus tôt.
Le terminus sera donc à Kom Ombo... Il nous a d'ailleurs
fallu ramer pour y arriver !
La
visite Kom Ombo et Edfou se fait bien trop rapidement, en convoi
de mini-bus. Quelle frustration ! Je n'ai pu faire aucun crobar.... |
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Pour
Info :
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Remonter
le Nil en felouque plutôt que sur un bateau de croisière
est, à mon avis et une fois de plus, le moyen de se mettre
à la portée des gens, de profiter plus sereinement
du lieu, d'observer de plus près les berges du Nil... A
faire absolument au moins un jour et une nuit ! L'idéal
est d'aller jusqu'à Edfou si on a le temps...
Extraits
de mon CARNET DE ROUTE "EGYPTE & PETRA- Brut de Voyage"
édité
chez BleuEditions
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